Vieux cochons !

Une saga de Thalia_Devreaux - 23 épisode(s)

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Épisode 2 : L'heureux propriétaire de la vidéo

Le lendemain, la bouche pâteuse, je mets du temps à réaliser ce qui s'est passé avant que je m'endorme. C'est le SMS que j'ai reçu pendant la nuit qui me rappelle cette mauvaise péripétie que j'attribuais à un mauvais réveil. Putain, c'est bien réel ! Pensé-je vulgairement comme à mon habitude.

Dans le message, Jérémy me dit qu'il a fini par découvrir l'identité de l'acquéreur de la vidéo. C'est le père de Julien, un autre ancien camarade du lycée. Au final, c'est encore plus problématique que prévu mais peut-être pas. Je contacte alors Jérémy qui m'avertit que le père accepte de garder ce Snap pour lui pour le moment mais qu'il souhaite être en contact avec moi. J'espère alors que les choses vont s'arranger.

Il me donne le numéro du vieux et je l'appelle aussitôt, sans prendre le temps de déjeuner. J'espère que les choses vont s'arranger. Je vais jouer sur son côté père qui pourrait avoir une fille de mon âge pour tenter de m'en sortir. Après tout, je connais son fils. Je crains de tomber sur la messagerie après les premiers bips mais il finit par décrocher.

— Bonjour monsieur Dupré, c'est Mylène une amie du lycée de Julien.

Encore une chance que je me souvienne du nom de famille. J'ai l'impression que mon cœur arrête de battre en attendant sa réponse. C'est comme s'il faisait durer le suspense.

— Mylène ? … Ah oui ! La Mylène qui fait des vidéos cochonnes !

Heureusement que je suis à l'autre bout du téléphone et non en face lui sinon il aurait pu se réjouir de ma mine déconfite. En tout cas, les choses s'annoncent pire que ce que j'avais prévu.

— Ce n'est pas une vidéo volontaire. Il l'a prise à mon insu et c'est pourquoi j'aimerais que vous la supprimiez s'il vous plaît.

Il se met à rire et je comprends alors que ça ne va pas être une mince affaire que de m'en sortir. J'aimerais avoir de nouveau Jérémy sous la main pour le taper de nouveau, m'en servir de défouloir et pourquoi pas lui arracher sa tête.

— Si tu le dis. Tu es prête à quoi pour que je la supprime ?

— Euh...

Ça je ne m'y attendais pas. J'ai l'impression de bugger. J'entends que ma réaction l'amuse. S'il souhaite me mettre dans l'embarras, c'est réussi. Je ne sais plus quoi dire, ni quoi penser. Je me retrouve au beau milieu d'un pétrin sans savoir comment m'en sortir.

— Bon tu sais ce qu'on va faire ? Je n'aime pas parler de ça par téléphone. Demain tu viens chez moi et on négociera.

Je balbutie un ok et avant d'avoir eu le temps de réagir, il met fin à la conversation en me souhaitant une bonne journée, comme si celle-ci peut être agréable à présent. Je me demande ce qu'il attend de moi mais je préfère ne pas me prendre la tête avant le lendemain. De toute façon, je suis dans un état vaseux qui m'empêche de réfléchir.

Une bonne nuit de sommeil me permet d'avoir les idées plus claires. Je quitte la fac en fin de matinée pour rentrer manger à la maison avant d'aller rejoindre monsieur Dupré. Il m'a donné rendez-vous à quatorze heures en m'indiquant l'adresse. Il habite à l'opposé mais l'avantage d'habiter dans une petite ville, c'est que ça ne prend pas trop de temps pour aller d'un bout à l'autre bout.

Je m'y rends dans l'espoir que la conversation que j'aurais avec lui me permettra de mettre un terme à cette histoire. J'arrive en avance, dans un lotissement de maisons à étage dans lequel l'occupant du rez-de-chaussée n'est pas le même que celui du dessus. Je me rappelle que c'est un homme seul et Julien m'avait confié au lycée que le divorce avait coûté cher à son père.

Il m'ouvre la porte avec un grand sourire et me laisse entrer. Je pénètre directement dans le salon qui donne sur une petite terrasse derrière, avec une décoration assez sobre. Il s'approche de moi avec ses lunettes de soleil sur la tête, la peau mat comme s'il passait ses journées à se faire bronzer au soleil. Son sourire charmeur me met mal à l'aise.

— Cette vidéo est si importante pour toi que tu es venue en avance, ironise-t-il.

— Il s'agit de ma réputation, lui confie-je.

À son air, je vois qu'il n'en doute pas. Il sort son téléphone et j'entends le son de la vidéo avant qu'il ne me la montre. Je remarque le commentaire en bandeau du créateur. Ce petit con de Jérémy s'est permis d'écrire dessus « Baiser une meuf que je voulais me taper au lycée : check ». Je me sens d'autant plus humiliée, surtout devant le grand sourire de monsieur Dupré.

— Tes cheveux roux ressortent mieux au soleil qu'avec une lumière artificielle.

Je me retiens de lui dire que je ne vois pas trop l'intérêt de ce commentaire dans cette situation. Je suis venue chez lui comme il le souhaitait. Pour négocier, comme il l'avait dit alors il est temps de passer aux choses sérieuses.

— Qu'est-ce que vous voulez ?

Il me fait un grand sourire tout en gardant le silence mais son corps parle pour lui. Dans son pantalon rose serré, son entrejambe se signale vulgairement. Il me veut. Je ne devrais pas être surprise. Julien se plaignait au lycée que son père courait après les femmes. Nul doute que c'est la raison pour laquelle il a divorcé.

— Vous souhaitez que je couche avec vous ?

Même si je ne le trouve pas repoussant et que je lui concède un minimum de charme, son attitude n'a rien d'attirant. Je le vois parader comme un coq, posant son coude sur le comptoir de sa cuisine américaine prolongeant le salon.

— C'est mon prix pour éviter que je diffuse la vidéo à nouveau sur Snapchat et bien d'autres réseaux. Mais … je la garde en ma possession sans la partager à qui que ce soit.

Je commence à me mâchouiller la lèvre. J'agis toujours ainsi lorsque je réfléchis. Je n'apprécie pas ce marché mais c'est de ma réputation qu'il s'agit. Surtout que je le crois capable de s'amuser à jouer à ça. Et à partir du moment où il le publie, je suis foutue. Fini la petite fille bien rangée pour les gens de la ville...

— Et quel est votre prix pour supprimer la vidéo ?

À son regard, je vois qu'il y a déjà pensé, ce qui n'est pas rassurant.

— Ce sera en échange de deux conditions infimes comparé au bénéfice obtenu que je te donnerai plus tard. Mais c'est uniquement dans le cas où tu couches avec moi.

Mastiquant toujours ma lippe, je cherche une échappatoire qui n'existe pas. Je me retrouve coincée. Je peux partir, il ne m'en empêchera pas mais je ne suis pas prête à assumer les conséquences. Bien sûr, je pourrais déposer plainte et faire supprimer la vidéo mais le mal sera fait. Pour les gens, je ne retrouverai pas le statut de jeune femme bien sous tous rapports.

Je regarde le quinquagénaire qui bande ostensiblement en attendant ma réponse. J'ai l'impression que les dés sont jetés et que ça ne sert à rien de tergiverser. Puisque je veux préserver mon honneur, je dois céder.

— D'accord.

Il défait le bouton de son pantalon pendant que je retire mon haut. Il s'approche ensuite de moi pour m'aider à retirer le soutien-gorge mais surtout pour soupeser et profiter de prendre mes seins ronds dans ses grosses mains. Je fais abstraction de ses cheveux poivre et sels et de la trente ans qui nous séparent.

Il prend rapidement ses marques, sa main glissant dans mon jean pour caresser mon sexe. Je me retrouve en petite culotte devant lui où seul son sexe est de sorti. Pantelante sous l'effet procuré par ses doigts, je le laisse faire et j'en viens à oublier mes réticences. Sa bouche vient se coller contre la mienne et sa langue se fourre dedans. Il trempe mon sous-vêtement par son action et m'en fait perdre haleine.

Il me prouve qu'il sait y faire, au moins avec lui je vais me souvenir de quelque chose. Il retire son pantalon, son boxer et son polo. Puis c'est autour de mon dernier vêtement de rejoindre le sol. Il enfile un préservatif alors que je pensais que nous irions dans la chambre. Il me pousse à me tourner et à m'appuyer contre le comptoir de la cuisine américaine.

Dos à lui, je sens ses doigts qui tentent de s'insérer dans ma fente. Il m'oblige ainsi à écarter les jambes pour que je le laisse faire. Il enfonce son index jusqu'à la jointure, jouant avec en faisant des allers-retours. Je gémis d'autant plus lorsqu'il ajoute le majeur. Je le laisse profiter de moi, sentant le plaisir monté dans mon ventre. La tension qui se forme depuis mon arrivée continue d'accroître. Je n'ai plus qu'une envie : sentir sa queue en moi.

Ce désir ne tarde pas à être satisfait. Monsieur Dupré vient planter sa raideur dans mon antre, me faisant lâcher un hoquet de plaisir. Il pose ensuite une main puissante sur mon dos pour que je reste plaquée contre le comptoir tout en commençant à me prendre dans une cadence soutenue. Je sens qu'il peut faire mieux mais qu'il profite de l'instant.

Il me met une claque sur les fesses. Par ce geste, il me fait part de sa satisfaction et du plaisir de me dominer. Il attrape ensuite mes cheveux couleur de feu et il accélère le rythme de ses coups de reins. Je me laisse aller à gémir, à prendre du plaisir dans cette coucherie alors que je le fais surtout pour protéger ma réputation. Entre deux halètements, je me dis que l'un n'empêche pas l'autre après tout.

Mes fesses claquent contre son bassin, ses assauts se font plus puissants. Il tient plus longtemps que je ne l'aurais cru et je sens mon ventre prêt à exploser.

— Oh oui ! Comme ça ! Lui lance-je pour qu'il ne ralentisse pas.

Il m'attrape par les hanches et me prend sans ménagement ce qui me déclenche un orgasme puissant. Il ne tarde pas à venir à son tour dans un râle rauque et à tout arrêter.

Il se retire rapidement tandis que je reste penchée sur son comptoir. Je me redresse difficilement en préférant ne pas m'interroger sur ma conduite récente. Je n'en reviens pas d'avoir pris mon pied dans ce deal étrange que j'ai passé avec lui. Je récupère mes vêtements et me rhabille rapidement avant de me tourner vers lui et de m'assurer qu'il respectera sa parole.

— Mylène, tu peux avoir confiance en moi.

Je me retiens de lui dire que c'est difficile de faire confiance à un homme de son âge qui a profité de la situation. « Un vieux cochon » comme dirait ma grand-mère. Néanmoins, j'ai rempli ma part du marché pour que la vidéo ne circule pas. Il ne me reste plus qu'à faire en sorte qu'il la supprime pour pouvoir être apaisée.

— Tu auras de mes nouvelles très bientôt, me dit-il en me raccompagnant dehors.

Je n'en doute pas et après un bref au revoir, je m'en vais d'un pas rapide jusqu'à chez mes parents.

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