Vieux cochons !

Une saga de Thalia_Devreaux - 4 épisode(s)

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Épisode 1 : Quand tout commence par un Snap...

— Retire ce Snap tout de suite si tu ne veux pas que je te tue !

Vêtue uniquement de ma petite culotte, j'invective Jérémy pour qu'il supprime immédiatement ce qu'il venait de poster sans mon consentement.

— C'est bon je le fais ! Me dit-il en pianotant son téléphone.

Le pantalon toujours baissé, sa queue à moitié bandée, il a l'air ridicule dans cette situation mais je n'ai pas le temps de me moquer. L'heure est bien trop grave. Ce petite salopard a posté une vidéo de moi sur Snapshat sans mon consentement, profitant de mes errements du moment.

Mais avant d'aller plus loin, revenons au commencement de cette histoire. J'étais allée à une soirée étudiante avec des copines de fac. Le genre d'endroit qui ressemble plus à une beuverie qu'à une réunion de famille branchée. J'avais trop forcé sur la dose et plus je buvais, plus j'avais envie de sexe. Les lois de la chimie sont parfois obscures, mais l'alcool me rendait plus ouverte aux éventuelles propositions que je pouvais recevoir.

Est-ce que j'étais en manque de sexe ? Peut-être que ça a joué un peu. Sûrement même. Mais ce n'est pas important. L'important c'était que je retrouvais ce soir là un ancien camarade du lycée. Jérémy, l'ancienne calculatrice de la classe. Il ne doit pas son surnom parce que c'était l'un des meilleurs de la classe. Il le doit surtout pour le nombre impressionnant de boutons qui recouvrait sa tête.

Presque deux ans se sont écoulés et depuis, sa peau est lisse, pure. Ça le change et ça lui donne un air un peu plus mignon. Au fil de la soirée, on s'était chauffés, se lançant quelques allusions sexuelles et puis au fil des verres, j'en oubliais mes réticences passés et je me retrouvais à aller chez lui.

Les idées pas très claires, même si nous avions pris les précautions d'usage pour éviter que je tombe enceinte, je ne suis plus certaine de me rappeler de tout. Je me souviens m'être retrouvée sur son canapé, les jambes relevées que je maintenais pendant qu'il jouait avec mon clitoris. En fait, je n'étais qu'à demi-consciente car je ne remarquais pas qu'il tenait son téléphone portable dans l'autre main. Ou alors je l'avais vu mais sans réaliser ce qu'il faisait.

Et puis il m'a prise. Ça j'en suis certaine, même si les choses ne sont pas très claires mais je suis à peu près sûre de ne pas avoir eu d'orgasmes. Ça je m'en souviendrai. Quant à savoir pourquoi il n'a pas retiré totalement son pantalon, ça aussi c'est un mystère. C'est ce qui me prouve qu'il n'est pas très doué, d'où le fait que je ne me souvienne pas de grand chose.

C'est son râle pendant sa jouissance qui m'a sorti de cette étrange rêverie. Un cri à m'en percer les tympans ! De quoi me réveiller pour de bon. Quelque peu honteuse de me retrouver devant cette situation plus ou moins voulue, je préférai me rhabiller en vitesse sans me préoccuper de lui. J'attrapai ma culotte se trouvant par terre tout en cherchant mon soutif. Je me demandai comment j'avais pu me retrouver nue sans vraiment m'en rendre compte alors que lui n'avait que le pantalon et le boxer baissée.

— Et voilà ! Vidéo postée !

Son commentaire m'alerta aussitôt pendant que dos à lui, je remettais ma culotte.

— Quelle vidéo ?

Et de là, je découvris qu'il avait en partie filmé nos ébats et qu'il venait de poster la vidéo. Furieuse, j'en oubliai ma nudité partielle pour le pousser et lui réclamer de retirer ça tout de suite.

Le temps me paraît long avant que Jérémy déverrouille son portable, ce qui me prouve que lui aussi a trop bu. D'ailleurs il pue la vodka. Comment je n'ai pas pu m'en rendre compte plus tôt... Mais l'important c'était qu'il supprime ce Snap.

— Oh, oh...

— Comment ça « Oh, oh... » ?

Malgré mon regard énervé, il continue de sourire, comme amusé par ce qu'il voit. Il me montre l'écran de son téléphone et je vois qu'une personne a répondu en disant qu'il a bien enregistré la vidéo et qu'il le remercie tout en le félicitant. Devant le manque de réaction de l'abruti en face de moi, je lui arrache le téléphone des mains et supprime aussitôt la vidéo de sa story ainsi que de son portable.

— Ce compte appartient à qui ? Demandé-je ensuite à l'ex-boutonneux aux cheveux blonds.

Il hausse les épaules, toujours avec un petit sourire aux lèvres. Ma main part aussitôt par réflexe et vient s'écraser sur son visage dans un clac sonore des plus réjouissants. Il lâche un cri de douleur avant de se masser la joue.

— Mais j'en sais rien ! Je le connais pas ce gars. On est plusieurs sur cette conversation mais je ne les connais pas tous. C'est là où on se partage nos photos et nos vidéos de plans culs.

Clac !

— Tu l'as pas volé celle-là ! Crié-je en citant ma grand-mère qui avait l'habitude de sortir ce genre de phrase au moment de mettre une gifle.

Elle ne m'en a pas mis beaucoup mais suffisamment pour me marquer à vie et de me passer l'envie de la contrarier. Pour l'occasion, je lui en remets une autre, énervée par son comportement avant de récupérer mes habits et de les revêtir.

— T'as intérêt de me trouver qui c'est et de me donner son nom. Et t'as intérêt qu'il ne diffuse pas la vidéo ! Ni de chercher à la récupérer !

Je m'approche de lui avec la main relevée et il se recule comme un petit garçon apeuré. Il me donne alors sa parole de faire son maximum. Je m'en vais aussitôt après lui avoir donné mon numéro de téléphone. Je me rends compte sur le chemin du retour qu'il ne m'a pas fait d'excuses. De toute façon, qu'est-ce que ça aurait changé ? Il n'aurait pas été sincère. Je le trouvais déjà crétin au lycée et ce soir je me suis aperçue qu'il n'a pas évolué. J'ai été conne d'avoir couché avec lui.

Sur le trajet, l'angoisse m'envahit à la crainte que cette vidéo ne circule. J'habite une petite ville où tout le monde se connaît plus ou moins. Si jamais cette vidéo vient à faire le tour, ma réputation sera faite et je passerai du statut de petite fille bien rangée à la case salope. Nul doute que tous les queutards ne tarderaient pas à me tourner autour. Il ne faut surtout pas que ça arrive car même mes parents le sauraient !

Je marche jusqu'à la périphérie, dans les habitations les plus éloignées du centre-ville, celles bordées par la forêt. L'avantage d'habiter ici c'est d'avoir un jardin plus conséquent que les autres logements individuels. Je rentre chez mes parents, quelque peu honteuse et file directement prendre une douche avant d'aller me coucher.

Sous l'eau chaude, j'en viens à me demander comment j'ai pu me mettre dans un état pareil au point de ne pas me rendre compte d'être filmée...

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