Vieux cochons !

Une saga de Thalia_Devreaux - 23 épisode(s)

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Épisode 4 : Un voisin voyeur

Depuis l'échange, ma vie reprend son cours normal. Je dors apaisée en sachant que cette histoire est désormais derrière-moi. Jérémy a tenté d'être à nouveau en contact mais je lui ai dit qu'il valait mieux pour lui qu'il m'oublie. Je peux marcher sereine dans les rues de ma petite ville sans me soucier de ma réputation.

Le week-end suivant, je reste bien sagement à la maison le soir. À la prochaine soirée, je vais éviter de boire trop pour ne pas avoir une nouvelle mésaventure. Je profite de la journée ensoleillée du dimanche pour lire sur un des transats du jardin. J'apprécie à nouveau le plaisir d'un week-end tranquille.

— Bonjour Mylène.

Je redresse la tête et je vois mon voisin en train d'arroser ses plantes. Une homme de plus de soixante ans, les cheveux tous blancs mais avec un corps qui paraît plus jeune. Je lui souris.

— Bonjour monsieur Beaumont.

Alors que je m'apprête à me replonger dans mon livre, il me fait un petit geste de la main pour m'inciter à approcher. Quand j'étais plus petite, il m'invitait souvent de cette façon pour me donner quelques fruits de son jardin ou tout simplement pour me parler. Je me mets à sa hauteur tout en gardant une mine enjouée.

— Je t'ai vu mercredi.

Aussitôt mon visage s'empourpre, comme à chaque fois que je me sens gênée. Je garde le silence et j'espère profondément que ce qu'il a vu, n'a aucun rapport avec l'arrangement passé avec monsieur Dupré.

— Alors comme ça on fait des photos coquines, dit-il tout bas en gloussant.

Je suis rouge de honte. J'étais certaine qu'il n'était pas dans son jardin mais apparemment si. J'aurais voulu parler mais sans savoir quoi lui dire. J'espère bien qu'il a l'intention de garder ça pour lui. Après tout, il me connaît depuis l'enfance, il m'a vu grandir. Mais à son regard, je comprends qu'il ne voit plus que la jeune femme en moi. Il l'a oublié la petite fille des voisins d'autrefois.

— J'étais dans mon jardin pour prendre quelques photos comme je le fais régulièrement.

Et là je crains le pire. Il n'aurait pas osé quand même ? Mais en fait si. Il s'est permis de le faire et je me retrouve à presque le supplier de n'en parler à personne et d'oublier ce qui s'est passé. Je ne comprends pas pourquoi il a pris des photos et je finis, dans un acte désespéré, par lui dire que je ne le crois pas, qu'il ne l'a pas fait. Il s'éloigne alors en me demandant de l'attendre.

Pendant les quelques minutes avant son retour, l'angoisse monte. Je respire plus difficilement, ne comprenant pas comment ça a pu arriver. Et tout ça à cause de ce connard de Jérémy et de sa putain de vidéo postée sur Snapchat sans mon consentement ! J'ai envie de l'étriper ! Sauf que si je le fais, il voudra savoir pourquoi et il vaut mieux éviter que tout ça s'ébruite.

Monsieur Beaumont revient avec son appareil photo. À travers le grillage, il me montre les quelques photos de mes exploits passés dans le jardin. Tout d'abord deux où je photographie mon sexe en gros plan plus puis quatre autres où je suis en train de me caresser. Il a même zoomé afin qu'on voit bien mon visage...

— J'espère que vous garderez ça pour vous, le supplié-je.

Il se met à rire et je commence à redouter le pire.

— Oh tu sais, j'aime bien partager mes photos avec d'autres...

J'ai l'impression de prendre un coup de poing en plein dans le ventre. Je lui demande quand même de s'expliquer, attentive à la moindre parole prononcée. Il m'explique qu'il fréquente un forum sur internet où les membres échangent des images ou des vidéos de sexe. Il a diffusé certaines des miennes en privé pour obtenir d'autres contenus pornographiques de ses amis virtuels.

— Mais ne t'en fais pas, il y a peu de chance qu'il y ait un autre habitant d'ici qui soit sur le forum et qui soit dans mes contacts !

Il se met à rire, prenant ça à la légère comme si cette histoire était banale. Il faut que je l'empêche de continuer son petit manège. Pour l'heure, j'ai apparemment éviter le pire mais s'il continue de diffuser ces photographies, il se peut qu'une autre personne les ayant en sa possession, les diffuse publiquement et qu'un autre pervers du coin tombe dessus. Et là, ma réputation sera ruinée... Surtout avec la photo où l'on voit bien mon visage...

— J'aimerais que vous les supprimiez et que vous arrêtiez de les faire tourner, s'il vous plaît.

— En échange de quoi ?

La réponse que je craignais. Je me retrouve empêtrée dans un nouveau problème. Je lui donne alors rendez-vous le lendemain après-midi chez lui pour discuter de ça. Il me reste la soirée pour réfléchir à comment m'en sortir.

En retournant vers la maison, ayant perdu l'envie de lire, je suis déçue par le retraité d'à côté qui se révèle être un vieux cochon lui aussi.

J'ai passé une mauvaise nuit et j'espère que ce sera la dernière. Je rate encore les cours du lundi après-midi afin de me sortir d'une nouvelle histoire embarrassante. Si monsieur Beaumont avait gardé les photos pour lui, je m'en serais moquée. Un voisin pervers qui se rince l’œil et qui se branle en les regardant, même si c'est gênant, je pourrais le supporter. Sauf qu'il se permet de les diffuser sur le net. Je dois rapidement arrêter cette manœuvre.

Autant dire qu'une fois de plus, le matin je n'ai pas la tête à mes études. Et après avoir mangé chez moi, je vais sonner à la porte de monsieur Beaumont dans l'espoir d'arrêter toute cette histoire et de retrouver un sommeil paisible.

Il me sourit en me voyant à la porte. Il me laisse entrer après m'avoir dit qu'il avait oublié que je devais passer. J'ai du mal à le croire mais si c'est vrai, ça ne peut qu'arranger mes affaires. Je me doute qu'avec lui ce sera plus simple qu'avec monsieur Dupré.

Il est habillé en survêtement, une bosse déforme son bas. J'ai l'impression qu'il ne porte pas de sous-vêtement. Je me demande ce qu'il était en train de faire avant que je le dérange. Est-ce qu'il ne serait pas sur son forum par hasard ? Pourvu qu'il n'ait pas continué à diffuser des photos de moi à ses contacts...

— Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Finit-il par me demander après m'avoir proposé un jus de fruit.

Je me montre hésitante devant son sourire de personne âgée bien intentionnée. Ce n'est pas évident de parler de ce genre de chose à brûle-pourpoint. J'aurais préféré qu'il fasse comme la veille, qu'il aborde le sujet.

— Je viens pour les photos.

Il me regarde sans rien dire et me laisse continuer à m'exprimer. D'une voix qui manque d'assurance, je lui demande d'arrêter de les transférer à d'autres et de les supprimer. Il hausse les épaules comme s'il ne trouve rien de gênant dans cette histoire. J'insiste alors en lui expliquant que je préfère qu'il le fasse plutôt que de rester dans cette situation.

— Je vois ça. Sinon tu ne serais pas venue me voir si rapidement. Mais en quoi est-ce si important ?

Ma réputation ! Ai-je envie de lui crier. Il n'a pas l'air de se rendre compte à quel point c'est crucial. Je me rappelle de Stéphanie, une camarade du lycée. Elle habitait pas loin de chez moi avec ses parents. En fin d'année de Première, une vidéo sur laquelle on la voyait se faire prendre par son ex petit copain avait été diffusée massivement dans toute l'école. Toute la ville avait été au courant. Et pour elle, ce fut l'enfer.

Son père l'avait giflé quand il l'a appris. Stéphanie n'avait plus d'amies au lycée. Toutes les filles qui tentaient de s'afficher avec elles, risquaient de se faire traiter de traînée. Du coup, la pauvre s'était retrouvée isolée, se faisant traiter de salope sur son chemin et tous les mecs voulaient la sauter... Je n'ai pas envie de finir comme elle.

— Alors tu me proposes quoi en échange qui a autant de valeur ?

Sa question me désarme. Je comptais sur sa compassion, ou au moins sur le fait qu'il pourrait comprendre qu'il devait dès à présent arrêter de les diffuser. Même s'il les garde pour lui. Sauf que je me trouve dans un cercle vicieux : s'il ne les supprime pas, il les partage.

— Et si vous couchez avec moi, vous les supprimez toutes ?

La solution me vient oralement mais j'aurais préféré l'éviter. Surtout qu'à présent, il affiche un grand sourire pervers en hochant la tête. La semaine passée, j'ai couché avec monsieur Dupré pour sauvegarder ma réputation alors je ne suis plus à une partie de jambes en l'air près. Et puis qui le croirait si jamais il s'en vante ? Il vaudrait mieux pour lui qu'il évite de le faire car mon père n'apprécierait pas. Je pourrais dire qu'il ment puisque notre voisin n'aura pas de preuves.

Nous concluons l'accord. Il commence par supprimer celles sur son appareil photo et après avoir respecté ma part du marché, il supprimera devant moi celles se trouvant sur son compte du forum.

Il me traîne ensuite dans sa chambre. Je me déshabille et il fait de même, me prouvant que j'avais raison : il ne porte pas de sous-vêtement sous son survêtement. Sa queue est plus petite et plus fine que celle de monsieur Dupré. Malgré tout, la voir m'excite. Peut-être parce que je ne me sens pas si mal à l'aise que ça, pas plus que lors d'une première fois avec un nouvel homme en fait. Après tout, c'est moi qui ait proposé l'idée, même si je me doute qu'il y avait déjà songé de son côté.

Nous sommes debout, l'un face à l'autre. Il s'approche de moi et ses mains se font rapidement baladeuses. Sur mes seins, sur mes fesses et sur mon sexe... Il me fait des bisous sur la poitrine et instinctivement ma main attrape son sexe chaud que je presse. Une chose en entraînant une autre, un doigt s'insère dans ma fente avant que je me retrouve agenouillée devant lui, sa queue dans ma bouche.

Sa virilité a un goût prononcé de sperme. J'imagine qu'il s'est déjà masturbé depuis ce matin et qu'il n'a pas pris de douche. Je le suce quand même, sans forcément mettre beaucoup d'enthousiasme mais en relevant les yeux, je vois que ça lui fait plaisir.

Il finit par me relever et à me pousser à m'allonger sur le lit. Il va à sa table de nuit et il sort un préservatif du tiroir. Il recouvre son sexe avant de venir au dessus de moi et de me regarder droit dans les yeux. Sa queue vient se placer contre mes lèvres et glisse entre jusqu'à la garde. Je n'aurais jamais pensé me faire baiser par le voisin à la retraite.

Il prend son temps, accélérant la cadence progressivement. Une douce chaleur envahit mon ventre et le tord mais je sais qu'il m'en faudra davantage pour atteindre l'orgasme. Je garde les yeux mi-clos pour faire abstraction de son visage. Je préfère prendre du plaisir plutôt que de me le couper en sachant qu'il s'agit de lui.

Ses coups de piston se font plus intense. Je commencerai presque à prendre mon pied, à avoir envie que ça dure avant de me rappeler qu'il s'agit de monsieur Beaumont. Au diable ce constat ! S'il peut me faire jouir, qu'il le fasse sans que je me pose de question ! Le lit grince, je le sens se crisper, soufflant comme un bœuf avant de lâcher un râle et de tout arrêter.

Il se retire ensuite, s'affalant à côté de moi, respirant bruyamment. Il m'en faudrait un peu plus pour me contenter. Tant pis, je ne suis pas venue pour ça de toute façon. Ce qui m'importe, c'est qu'il supprime les photos. Je me rhabille et le laisse quelques minutes se reposer avant de lui demander de remplir la dernière part du pacte que nous avons passé.

— Dommage, t'es si bandante dessus.

Je n'aurais jamais pensé entendre ce genre de mot sortir de sa bouche. Je ne relève pas et je vais avec lui jusqu'à son ordinateur. Je mémorise le nom du forum sur lequel il s'est connecté. Ça peut toujours servir. Je suis soulagée en le voyant supprimer toutes les photos ainsi que ses messages d'échange.

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