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Vous en portez des piercings vous ?

Le livreur s’était fait attendre l’après-midi entière tandis que le soleil brillait. Il entra sans s’excuser, déposa son colis et te fit signer quelques paperasses. Il se dirigeait vers la sortie.

— Vous en portez des piercings vous ? te demanda-t-il à brûle-pourpoint. Parce que ma fille nous rebat les oreilles avec ça, et c’est mauvais pour la peau.
— Mais non, c’est très cool !

Tu arboras alors le piercing tout neuf que tu venais de te faire placer au nombril.

— Une photo ?
— Eh bien si vous voulez, vous la montrerez à votre fille ! lanças-tu dans un éclat de rire.
— Euh... Non, pas comme ça, pas en gros plan.
— Comment ça ?
— Faut montrer votre ventre pour qu’on voie ce que ça donne.
— Ah oui, bien-sûr.

Face à ton ventre déjà bien découvert, il s’impatientait.

— Plus haut, plus haut !
— Mais... soufflas-tu.

L’attente interminable, avec cette chaleur qui ne faiblissait pas t’agaçait.

— Bon.

Tu retiras ton T-shirt — que tu portais sans sous-tif. Il verrait ta poitrine, mais tu te baignais bien seins nus, en général.

— Et si tu baissais un peu ton jeans ça serait mieux, dit-il.

Il te tutoyait maintenant, non mais !...

Mais, tu étais trop prise pour remettre ce voyeur à sa place. Tu hésitais. Tu avais enfilé ton jeans à la va-vite au sortir de la douche, il carillonnait depuis un moment à la porte, bref, tu ne portais rien dessous.

— Plus bas, bon sang !

Il gesticulait avec son smartphone, il allait l’avoir sa photo, bon, mais était-ce une raison pour que ce gars qui était venu déposer un colis chez tes parents, dont tu ignorais l’existence dix minutes plus tôt, te voie entièrement nue ?


Un peu empruntée, tu dégrafas un bouton, puis deux...

Puis... il défit le troisième et tu le laissas poursuivre. Délicatement, il te poussa sur le canapé et retira complètement le jeans.

Tu étais nue.

Tu n’as pas caché ton sexe de ta main, non, tu ne savais plus trop...

À vrai dire, si, sans savoir tu savais, mieux que quiconque. Soudain tu te sentis forte.

Comme si cette mise à nu un rien forcée te libérait. La chrysalide éclosait. La jeune fille encore timide se muait en femme, sûre de ses atouts face à un homme, marié et père de famille.


Très vite et inconsciemment, tu savourais ton ascendant sur ce mâle. Les rôles étaient inversés, les cartes entre tes mains.

Il se tenait à genoux à tes pieds, ta toile de jeans sur les bras, et tu trônais sur le canapé, la féminité triomphante. Certes, tu n’étais pas pucelle mais cette fois-ci, les choses, le rapport de force, tout était différent.

Il ne pipait mot.

Tu ouvris tes jambes face à son visage et l’attiras à toi.


Tu sentais ses mains râpeuses sur ta peau douce, sa bouche avide contre tes lèvres. Le plaisir montait en toi.

Tu faillis gémir quand tu l’éloignas de ton sexe.

— Alors, on la tire cette photo ? lâchas-tu d’un ton ferme.

Il releva la tête et te toisa un court instant.

— … Oui, oui. Surtout ne bouge pas, reste comme ça.
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